vendredi 12 février 2010

Brut.


Dévoile-toi doux crachin boréal. Tu es si belle. Laisse-moi te contempler, un peu certes. Laisse-moi te discerner, beaucoup et.

Tu t’es déposée sur une frêle fibre d’insouciance, or septentrional, n’est-ce pas ? Et tu la contournes désormais, la définissant déjà. C’est le drap d’une fragilité arachnéenne presque céleste qui m’anime en énigmes. Et permets-moi de te dire ô combien j’aime tes traits éthérés presque évaporés. Etourdie, débauchée, impudique, indécente et j’épouse ta perfection. Oxymore de saveurs, tu me meurs de couleurs, tu te tue sous nuances et éveilles mes sens. Ton délicat qui crèvera sous les bourgeons, je l’embrasse dans la fumerolle de mes atomes. Ils s’ouvriront de douleur quand tu hurleras de douceur, aimée, impalpable. Chrysanthème des passions, je t’aime.

Referme-toi, que j’admire ton réveil ; neige qui émerveille, tant.


1 commentaire:

  1. Voila!
    Connais-tu
    La montagne vide?
    Il s'agit d'une anthologie
    de poésie chinoise. Ton bonheur
    y trouver tu devrais. Si tu aimes, tu me diras.

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